La célèbre distillerie Bielle a une véritable démarche de protection environnementale autour de la fabrication et du transport de ses rhums agricoles prémium. 

 A Marie-Galante, un arrêté préfectoral souligne le devoir de traiter les vinasses : des résidus issus de la distillation. Bielle a choisi la solution la plus écologique après études auprès des laboratoires et de l’INRA. Il s’agit de traiter les résidus par le principe de phytorémédiation. C’est une méthode naturelle de dépollution des sols par les plantes. La vinasse est absorbée par des fougères sauvages et de jacinthe d’eau douce. « Cette éponge végétale contribue par évapo-transpiration au traitement complet des résidus » (www.rhumbielle.com

Toujours en faveur d’un développement durable, Dominique Thierry, à la tête de l’entreprise familiale Bielle, réalise en 2016 son rêve : acquérir une goélette pour le transport de son rhum. Pendant le temps nécessaire à sa restauration, il effectue ses premiers envois  à bord du brick-goélette TRES HOMBRES. Il approfondit ses recherches sur les effets du rhum au « vieillissement dynamique » en mer.

Deux ans plus tard, en été 2018, la Goélette « Bielle Marie-Galante» accomplit sa première traversée de l’atlantique chargée de rhum blanc Bielle conditionné en fûts de bois neufs (chêne blanc américain). Une navigation à la voile avec comme capitaine de bord François Mangin. On remarque alors que le rhum tout juste sorti de la distillerie s’est affiné durant un mois et demi. Le mouvement des vagues accélère ainsi le procédé de brassage, et donne un rhum singulier à la dégustation. 

A l’œil on aperçoit déjà une légère teinte empruntée au bois.

Au nez on y retrouve des notes aromatiques : florale, canne à sucre, élégantes et raffinées, la signature qualitative de la maison.

En bouche, c’est l’énergie du grand large , c’est un rhum puissant magnifique aux notes boisées, puis il s’assagit pour laisser place à une belle souplesse aromatique.

Emilie Harmouch

Aurélie Flammang